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20 oct. 2017

LES FRANÇAIS MENACÉS PAR LE BURN-OUT

Selon une étude menée par le cabinet Technologia, spécialiste de l’évaluation et de la prévention des risques professionnels, trois à quatre millions de français seraient menacés par le burn-out au travail.





 A bout de nerfs, épuisés, trop stressés, les salariés français sont touchés par ce mal profond qu’est le burn-out autrement appelé « syndrome d’épuisement professionnel ». Les plus touchés sont sans aucun doute les chefs d’entreprises mais aussi les agriculteurs, les artisans, les commerçants et les cadres. C’est le cas de ce DRH d’une grande multinationale de 1400 salariés dans l'industrie pharmaceutique, qui a vécu une véritable descente aux enfers lorsqu'il a dû licencier plus de 15% des effectifs du groupe. 

Cela s'est soldé pour ce quinquagénaire par un burn-out et une mise à l'écart. Il signe un livre pour raconter l’enfer de ce qu’il a vécu dans " D comme DRH et... Dépressif " (éd. Tatamis). 24% des agriculteurs se disent quant à eux victimes de ce trop-plein de pression et 13% des Français interrogés se disent soumis à un travail excessif et compulsif révèle l’enquête de Technologia. "Nous voyons souvent des cadres qui arrivent dans un état de santé déplorable. Ils ont du mal à se lever, ils vont au travail sans énergie (...). Ils se rendent compte que leur travail n'est pas reconnu. 

Généralement, c'est une réflexion de la direction [qui est en cause] (...). À ce moment-là, ils basculent dans le burn-out", explique Martine Keyer, médecin du travail. 

 Le burn-out est reconnu depuis une dizaine d’années et sert à décrire l’épuisement au travail, certes, mais aussi des pathologies psychiques liées au travail mais il est difficile pour les professionnels de santé de faire un consensus sur la définition clinique de cette maladie, car c’est bien une maladie. Le burn-out n'est reconnu que si la maladie présente une gravité justifiant une incapacité permanente égale ou supérieure à 25% et qu’un lien « direct et essentiel » avec l’activité professionnelle est mis en évidence par le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles. 

 C'est pourquoi Technologia, qui a notamment géré la série de suicides chez Renault, appuyée des professionnels de la médecine du travail, de la santé mentale, de la prévention des risques professionnels et des ressources humaines, demande que la Sécurité sociale reconnaisse le burn-out comme une maladie professionnelle selon trois niveaux de qualification : la dépression d’épuisement, l’état de stress répété conduisant à une situation traumatique et le trouble d’anxiété généralisée. 

 Elle demande également une meilleure prise en charge des salariés touchés ainsi qu'un système de malus financier pour les entreprises les plus négligentes à l'égard de leurs salariés.

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