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13 août 2013

Les tests de résistance des banques

L’anticipation constitue une arme de première importance dans le domaine de la finance.

Connaître la capacité de résistance du système bancaire face à des scénarios donnés peut aider à mieux parer aux éventualités...

Origines et raisons d’être
Ce que les Anglophones nomment encore «stress test» est initié, pour la première fois, dans les années 90. Imaginé par les autorités de supervision bancaire et les Banques centrales, le test de résistance bancaire porte parfaitement bien son nom. Il s’agit précisément d’apprécier la réactivité du système bancaire face à un scénario qui peut avoir un impact conséquent sur son fonctionnement. Cette approche permet de détecter les points de fragilité éventuels.

Conséquemment, l’on peut disposer d'informations utiles pour anticiper les mesures à prendre afin de prévenir une crise ou d’en minimiser les effets. Le test de résistance bancaire vient s'ajouter à la liste des outils de régulation déjà connus. L’on cite, en exemples, les suivis effectués par les agences de notation ou encore les ratios prudentiels. La liste n'est pas exhaustive. Bien que pertinents, ces tests ont une certaine limite en n’intégrant pas suffisamment les facteurs macro-économiques. Or, l’analyse des conditions de survenue des crises bancaires pointe le rôle de la détérioration de ces facteurs.

Le test de résistance bancaire présente donc l’avantage d’intégrer des données comme la récession ou la courbe des investissements et de la consommation.

Le test de résistance des banques en pratique
Dans la pratique, pour faire ce test, l’on soumet les banques à plusieurs scénarios. Ces derniers sont définis dans une vision de 1 à 2 ans. Leurs impacts sur l’évolution des portefeuilles bancaires sont alors évalués, en référence à un scénario de base, qui correspond aux réalités macro-économiques actuelles. L’idée est vraiment d’apprécier ce qui se passe si justement une altération subite de ces réalités macro-économiques se produisait.

On parle de scénario extrême ou dégradé, pour désigner les schémas probables. Ceux-ci sont définis dans deux cadres différents - top down et bottom up - pour apprécier en globalité les retombées probables.

Les mesures effectuées portent sur le ratio de solvabilité des banques, dans le cas d’un éventuel choc économique. Ce ratio étant évalué en rapportant la valeur de leurs actifs aux volumes et risques de crédits, quand ceux-ci sont soumis à un tel choc. Le scénario est poussé à l’extrême mais demeure réaliste. Il intègre, par exemple, une chute des marchés boursiers, une hausse du chômage ou une récession. Une banque qui réussit son test doit ainsi montrer une certaine capacité à absorber tous ces chocs.

En cas de résultats insatisfaisants, des mesures de restructuration ou d’augmentation des fonds propres seront préconisées.
 
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