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1 mai 2012

Histoire de la fête du travail

L’origine de la fête du travail, fêtée le 1er mai, trouverait son origine dans l’histoire américaine.
En effet, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures.

Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là. Une grève, suivie par plus de 300 000 salariés, paralyse des milliers d'usines à travers tout le pays. Le mouvement se poursuit les jours suivants: le 3 mai, à Chicago, un meeting se tient près des usines Mc Cormick (matériel agricole). Des affrontements ont lieu avec les "jaunes" et la police tire sur la foule, provoquant la mort de plusieurs ouvriers.

Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants.

A ce moment, une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont 7 policiers ce qui déclenchera la proclamation de la loi martiale. La police arrête 8 anarchistes, un procès, commencé le 21 juin 1886, en condamne 5 à mort ; malgré l'agitation internationale, ils seront pendus le 11 novembre, sauf Lingg qui se suicidera la veille, dans sa cellule.

Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès.
Celui-ci se tient au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, pendant l'Exposition universelle qui commémore le centenaire de la Révolution française. Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé). Jusque-là, il est habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n'a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).

Le 20 juin 1889, sur une proposition de Raymond Lavigne, ils décident qu'il sera «organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d'appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l'AFL, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation.»

Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle tourne au drame. La troupe équipée des nouveaux fusils Lebel et Chassepot tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont 8 de moins de 21 ans.

L'une des victimes, l'ouvrière Marie Blondeau, habillée de blanc et les bras couverts de fleurs, devient le symbole de cette journée.

Le 24 avril 1941, pendant l'occupation allemande, le 1er mai sera officiellement désigné en France comme la Fête du Travail, à l'initiative de René Belin, ancien dirigeant de la CGT devenu secrétaire d'état au Travail du maréchal Pétain.

C'est seulement en 1947 que le 1er mai deviendra de droit un jour chômé et payé. La tradition du muguet, symbole du printemps n'apparaîtra qu'au début du XXe siècle.
 
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