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30 janv. 2012

Harcèlement à l’école

Au mois de mai dernier se tenaient à Paris les « Assises nationales sur le harcèlement à l’école », dans la continuité des "Etats généraux sur la sécurité à l’École".

Organisé par le ministère de l’Éducation Nationale, ce grand rendez-vous a pour but de proposer des mesures concrètes pour lutter contre le harcèlement à l'école.

Éric Debarbieux, le sociologue organisateur des assises, avait révélé dans une étude menée en 2010 auprès de 12.326 écoliers français pour le compte de l'Unicef que près de 12 % d'entre eux étaient régulièrement victimes de harcèlement physique et verbal. Un peu plus de 16 % des enfants répondent ainsi être affublés d'un prénom méchant, 25 % ont été injuriés et 14 % ont fait l'objet de rejet. Pour les violences physiques, 17 % ont déjà été frappés souvent ou très souvent. Jusqu'alors, les faits de harcèlement à l'école ont été passés sous silence et ignorés. On les réduisait au statut de «gamineries, nécessaires à la construction de l'enfant », a rappelé Luc Chatel. On retrouve ce harcèlement à tous les niveaux de scolarité. Toutes les catégories d’établissements sont concernés, et pas seulement ceux dits « sensibles ». Quelle que soit sa forme (violences physiques ou sexuelles, injures, moqueries…), ce harcèlement, s’il n’est pas détecté et pris en charge rapidement, peut avoir de lourdes conséquences : absentéisme, échec scolaire, séquelles psychologiques sérieuses et prolongées.

En France, la recherche doit s'emparer du problème, affirme Luc Chatel, par le biais d'enquêtes de victimation régulières. Un «guide de procédure» sera distribué aux chefs d'établissement pour prévenir le harcèlement via Internet et les réseaux sociaux, et un numéro d'appel unique sera créé pour les victimes. Chefs d'établissement et enseignants seront formés à cette question spécifique par le biais de modules pour les masters à destination des universités.

Eric Debarbieux a lui-même critiqué le manque de formation professionnelle des enseignants français : «Nos enseignants n'ont aucune formation à la dynamique de groupe. L'idéologie antipédagogique dominante en France est catastrophique.»

Le ministre a en outre conclu un marché de partenariat avec le réseau social Facebook qui a accepté de mettre une personne dédiée pour traiter ces dossiers sensibles. Désormais, les élèves qui auront été convaincus de harcèlement sur ce réseau social verront leur compte fermé (beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui). Luc Chatel a ajouté que « pour les cas les plus graves l’Etat fera en sorte que les familles des élèves victimes puissent bénéficier d’un accompagnement adapté pour déposer plainte, et ce via un partenariat avec l’office central de lutte contre la cybercriminalité ».

Mais le meilleur moyen pour protéger nos enfants du harcèlement sur le net est encore de faire comprendre aux parents que même réticents ils doivent connaitre et comprendre comment fonctionne un site comme Facebook et rester vigilants quant aux contacts et aux discussions de leurs enfants pour éviter toutes dérives !!

Signalons pour finir que la prévention du "cyber-harcèlement", pratiqué par le moyen d'Internet et des téléphones mobiles, sera intégrée au brevet informatique et Internet (le B2I) que passent tous les collégiens. Le ministre a prévenu : "Je n'admettrai plus qu'en cas de harcèlement, les équipes pédagogiques 'bottent en touche' ou expliquent aux parents que leur enfant a un problème psychologique."

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