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26 août 2011

Le statut des « monos » remis en question



La cour Européenne de justice de l’Union Européenne vient de demander à la France de légiférer sur le statut des moniteurs de colonies de vacances dont les contrats d’engagement éducatif ne sont pas conformes à la réglementation du travail.


By Abadie on Picuous.



La législation européenne impose en effet des évolutions et des modifications au Contrat d’engagement éducatif (CEE), instauré en 2006 en France, et qui fournit un cadre juridique à quelque 500 000 animateurs volontaires. Ce qui aurait bien sûr pour conséquence une augmentation des tarifs pour les familles allant de +15 à +30 % suivant les associations.

En effet les moniteurs ont des journées de travail qui vont souvent de 7h à minuit et le contrat d’engagement éducatif qu’ils signent actuellement ne limite leur activité qu’à quatre-vingts jours par an, mais ne prévoit pas d’obligation de temps de repos quotidien. Si leur statut est révisé par l’Etat, il est question de leur accorder un temps de repos de 11h consécutives ce qui obligerait les organisateurs de colonies de vacances à embaucher du personnel et à faire « tourner » des équipes éducatives.

Comme toujours dans ce genre de modification de loi, plusieurs avis s’opposent et les associations avancent leurs arguments. « De telles dispositions provoqueraient un manque de cohérence éducative, note Jacques Henrard, secrétaire général de la Jeunesse au plein air (JAP), un réseau qui regroupe plusieurs organisateurs de colonies. Surtout, cela entraînerait une augmentation considérable des prix. » Les associations réclament donc la création d’un nouveau statut spécifique qui reconnaisse notamment les particularités de l’activité volontariat de ces animateurs.

"Les moniteurs ne sont pas considérés comme des salariés,[...] sont d'ailleurs sous-payés, deux heures de SMIC pour une journée de travail, et doivent être disponibles 24 heures sur 24. Nos enfants sont encadrés par des gens qui n'ont pas de temps de repos: c'est problématique. Ils peuvent être en danger" s'insurge un délégué syndical.

Luc Chatel, ministre de l’Education Nationale a déclaré hier sur France 2 : « Il ne faut pas que le besoin de sécurité et la mise en conformité du droit du travail hypothèque l’avenir des colonies de vacances. Il y a une volonté de ma part sur la pérennité de ces centres d’hébergements et donc l’accès à un coût raisonnable pour les familles les plus défavorisées ».

Le conseil d’Etat doit se réunir à la rentrée et même si l’on sait qu’il ira dans le sens des directives européennes, souhaitons qu’un accord soit trouvé pour que nos chères colonies de vacances puissent survivre.

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