BREAKING NEWS

LOISIRS

WEEK-END

FETES

13 mars 2011

La guerre des taxis

L’actualité du moment ne cesse de nous parler de la guerre que se font les taxis traditionnels et les taxis low cost, mais au fait les taxis low cost c’est quoi au juste ?


Pour ceux qui empruntent régulièrement les compagnies de taxis, il faut reconnaitre que leur prix est assez élevé et que leur offre est souvent insuffisante dans les grandes villes. Alors quelques malins ont eu l’idée de créer des sociétés de taxis low cost, taxis aux tarifs pratiquement à moitié prix par rapport aux taxis normaux et disponibles 24h/24.

Le principe, simple comme un coup de fil, est basé sur le service à la demande et un prix forfaitaire fixe, de nuit comme de jour, avec ou sans bagage, quel que soit le nombre de passagers (quatre maximum). Les animaux sont tolérés. Pas de surprise, le tarif est connu à l’avance. On paie quand on réserve, mais, à défaut, tous les véhicules sont équipés de terminaux de cartes bancaires.

A Avignon par exemple, la société Easy Take possède 30 Renault Kangoo aux couleurs flashy qui sillonnent la ville 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Pour obtenir une voiture, il faut obligatoirement contacter le standard ou se connecter sur le Web ; le client connaît d’emblée le prix de sa course puisqu’il n’y a que 4 forfaits, de 7 € pour 0 à 7 km, à 35 € pour 50 km, quel que soit le temps passé à bord.

En un an, dans la cité des Papes et aux alentours (la course ne peut pas excéder 50 km), Easy take a transporté soixante mille personnes, dont dix-sept mille jeunes pris en charge à la sortie des discothèques de la région. « Pour tranquilliser les parents et lutter contre l’insécurité routière, c’est le bon plan », constate Morgane, une étudiante, domiciliée dans la proche banlieue d’Avignon. « 15 € à quatre, pour parcourir 25 km en toute sérénité, c’est pratique et c’est parfait pour mon budget. » Ces prix low cost sont possibles grâce à des annonceurs qui ont recouvert les carrosseries avec des films publicitaires et à des écrans multimédias dans l’habitacle, qui diffusent des pubs en boucle.

Mais pas uniquement, les véhicules utilisés (exemple les Kangoo à Avignon) sont des véhicules qui consomment moins de carburant que les véhicules des taxis traditionnels. Conduire un taxi nécessite une licence, dont le nombre est limité et le prix très élevé. Pour se passer de telles licences, Easy Take profite d’une loi, adoptée le 22 juillet 2009, pour moderniser les services touristiques.

Cette dernière a simplifié le régime juridique des voitures de tourisme avec chauffeur, qui ne nécessite plus une licence, délivrée par le préfet, mais se limite désormais à simple déclaration. Les préfectures ne délivrent plus que des cartes professionnelles à ces nouveaux chauffeurs, qui doivent néanmoins répondre à plusieurs conditions d'aptitude.

Fin novembre, le Tribunal de grande instance d'Avignon, saisi par les taxis, a condamné Easy Take pour avoir exercé jusqu'à fin mars 2010 sans immatriculation. Mais, sur le principe, la concurrence a été jugée loyale. La cour d'appel de Nîmes réexamine l'affaire le 15 mars.

Enregistrer un commentaire

 
Copyright © 2013 HebdoCity
Powered by Blogger